Brise Marine
La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature!
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots ...
Mais, Ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Stéphane Mallarmé
Tuesday, September 16, 2008
François-René de Chateaubriand
Jean de la Fontaine
Stéphane Mallarmé
La lune s'attristait...
Pierre Reverdy
Pierre de Ronsard
Amour
Emile Verhaeren
Le vent
Alfred de VIGNY
(Recueil : Les Destinées) Les Destinées
POEMES ANTIQUES ET MODERNES (1826) Moise ( Du livre mystique )
La fille de Jephté ( Du livre antique )
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